Avant toute chose ils permettent de décrire l'état de santé d'une population de façon précise et facilement compréhensible (en principe, mais la multiplication des indices de plus en plus complexes rend cette deuxième condition bien aléatoire...).
Une augmentation brutale de la fréquence d'une maladie doit faire mettre en œuvre une enquête sur les causes d'une telle recrudescence et éventuellement des mesures de prévention. Ainsi un nombre soudainement élevé de diarrhées fébriles dans une localité doit faire rechercher, par exemple, une pollution de l'eau et interdire sa consommation pendant un certain temps.
La mesure à plusieurs années d'intervalle permet de dessiner l'évolution de la fréquence d'une maladie, du nombre d'hôpitaux publics, du nombre de médecins libéraux. Les enquêtes sur les naissances en France, sur la morbidité, sur la consommation de médicaments répétées à 10 ans d'intervalle sont des exemples.
La mesure dans plusieurs lieux (départements, pays, continents..) des indicateurs de santé permet d'établir des priorités géographiques de campagne de vaccination, d'installations de scanners..., c'est la carte mondiale du SIDA, l'évolution géographique d'une épidémie de grippe, les cartes des groupes sanguins et l'hématologie graphique, ...
Ainsi en mesurant la fréquence de la rougeole dans une population avant et après une campagne de vaccination on peut évaluer l'efficacité d'une telle action. On peut aussi évaluer l'efficacité du dépistage du cancer du sein chez la femme après une campagne de sensibilisation.
La fréquence accrue des cancers cutanés dans les zones à fort ensoleillement a permis de mettre en évidence le rôle des radiations ultraviolettes pour ce type d'affection.