Introduction

La santé est définie par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme "un état de complet bien être physique, mental et social" et pas seulement comme l'absence de maladie ou d'infirmité.

Au niveau individuel, la mesure de l'état de santé parait simple. On peut intuitivement dégager pour chacune de ses composantes des variables objectives ou subjectives qui nous paraissent représentatives. Ainsi pour le versant physique, on retiendrait l'appréciation du sujet, une mesure du poids, de la taille, de la vision, de l'audition, un examen clinique standard et une batterie de tests physiques et biologiques. Mais déjà on pressent la difficulté à s'accorder sur un examen 'standard' et sur le choix des examens complémentaires. Sans compter la difficulté à faire accepter par le sujet de telles investigations.

Au niveau communautaire, s'ajoute un problème de taille : c'est la définition même du terme santé. Il n'est pas raisonnable, par exemple, de mesurer la tension artérielle de tous les français, d'en déterminer la moyenne et de clamer : "la France est en bonne santé, sa tension artérielle moyenne est de 13/8 ...". C'est pourquoi l'OMS définit la santé d'une population par le biais de nombreux indicateurs de santé. Ces indicateurs permettent de décrire l'état de santé d'une population mais aussi de suivre son évolution dans le temps et de pouvoir comparer entre elles, après les avoir rendues comparables, plusieurs populations.

Dans ce qui suit nous définirons précisément les termes propres à ce type d'épidémiologie, nous décrirons brièvement les principaux indicateurs, nous nous intéresserons particulièrement à 2 d'entre eux (la mortalité et la morbidité) et nous apprendrons à comparer, en termes d'indicateurs, deux communautés.